Les rébus énigmatiques de Saad Nazih à la galerie La La Lande

Complexes et empreintes de symbolisme, les toiles de Saad Nazih sont de véritables énigmes. Des puzzles allégoriques qui expriment leur plein potentiel dans le cadre de Monoscape, premier solo show de l’artiste, montré à la Galerie La La Lande. Originaire de Casablanca, le jeune artiste aux influences flamandes et à l’esthétique surréaliste dévoile des œuvres aux fonctions cathartiques, à la lisière entre le rêve et le réel. Sur des fonds sombres, monochromes, il met en scène des portraits de son oncle – incarnation de l’homme commun – cerné de superpositions d’objets sans lien apparent. Le spectateur attentif y lira les attributs des formes de pouvoir et de domination, la mainmise de l’argent et de l’oppression qu’elles exercent sur le vivant. Âpre dénonciation des maux de la société…

— Saad Nazih, « Monoscape », Galerie La La Lande, Paris, jusqu’au 9 novembre