Exposé pour la première fois en 2022 au Comptoir des Mines, Mouhcine Rahaoui présente aujourd’hui ses recherches sur les gueules noires du Nord du Maroc à la galerie Afikaris. Jusqu’au 29 juin.
« La scène marocaine est riche en termes de pratiques artistiques et de préoccupations. C’est justement cette diversité que nous souhaitons mettre en avant dans notre galerie ». Après avoir consacré plusieurs solo shows à Omar Mahfoudi, le fondateur de la galerie Afikaris, Florian Azzopardi rempile avec un artiste marocain, Mouhcine Rahaoui.

Crédit photo : Studio Vanssay
Exit les métaphores. Rahaoui nous entraîne dans les entrailles de la terre, au cœur des mines de Jerada, sa ville natale. « À l’horizon, une obscure clarté » est une plongée viscérale dans le monde des « gueules noires », où la lumière s’efface, le temps se fige, et l’homme se mesure à la matière brute. L’artiste, déjà salué pour son travail à la Galerie Comptoir des Mines (Marrakech) en 2022, nous livre une œuvre profondément personnelle, mais qui résonne avec une intensité rare.
Entre ombre et lumière, ses toiles, sculptures et installations explorent les thèmes du labeur, de la mémoire et de la transformation. Les mineurs de Jerada deviennent les symboles d’une humanité en lutte, en quête de dignité. « Rahaoui captive par son originalité, son utilisation de médiums inhabituels et son esthétique singulière », explique Florian Azzopardi. « Le sujet des mineurs, bien que ancré dans l’histoire de Jerada, trouve un écho universel, touchant à l’histoire de chaque pays et à la condition humaine ». Une universalité qui trouvera sans nul doute son public à Paris, conclut le galeriste.Basma Mansour

