Edito

[EDITO #56] Scène contemporaine cherche oxygène

Cet été, nous avons un cas de conscience. De très belles rétrospectives célèbrent ici et là la mémoire des ténors de l’École de Casablanca. Belkahia au Centre Pompidou, Chabâa à Abu Dhabi. À Madrid, une « trilogie marocaine » réécrit également, avec force référence à la génération 70’s, l’histoire de l’art du Maroc depuis l’Indépendance. Nous traitons ces grands rendez-vous avec beaucoup de passion ainsi qu’un intérêt visuel et intellectuel. Diptyk n’échappe pas à son époque. La nôtre aime la nostalgie, les photos vintage, les typos seventies et l’éclairage postcolonial.

[EDITO #55] Moments calmes

Vous tenez dans vos mains le bel objet Diptyk avec autant de plaisir que nous avons eu à lui redonner vie après un an d’absence. La version digitale et immatérielle de notre magazine nous a tenus en alerte pendant ces longs mois d’incertitude et ce que nous avons à montrer, en ce printemps 2021, ne relèvera pas du spectaculaire. C’est la vie  calme de l’art, celle qui couve, celle qui doit couver, sous l’écume événementielle.

[Edito #53-54] «L’Art est la forme la plus aboutie de l’espoir »

Comme tout un chacun, la crise sanitaire nous a pris de court. Nous devions nous rendre à la Biennale de Dakar, à Paris pour la Drawing Now Art Fair, à Art Basel et participer à l’ouverture de la saison Africa 2020. Mais le temps évènementiel s’est soudainement figé. La presse s’est arrêtée, empêchant la sortie de notre numéro d’avril. Passé le temps de la sidération, nous avons eu l’impression de retrouver un rapport à l’art plus intime, débarrassé des contingences sociales ordinaires. Le monde de l’art contemporain a semblé accomplir définitivement sa bascule digitale pour nous donner à voir des œuvres dans leur plus simple appareil. L’art s’est offert à notre regard, par réseaux sociaux et sites internet interposés, avec une familiarité qui nous a d’abord surpris.

[EDITO #52] La leçon de Saint-Louis

Contre vents et marées à Rabat, le Fort Rottembourg fraichement restauré accueillait début janvier le Musée de la photo. « Sourtna », son exposition inaugurale dont nous livrons un beau texte critique, a soulevé bien des questions : la photographie, quelle photographie ? Quelle scène ? Quel curating ? Quelle conservation ? L’humidité, l’océan… Quelques semaines plus tard, Amadou Diaw, dont vous lirez dans ce numéro un magnifique entretien dans la rubrique « La Collection », a convié notre magazine à Saint-Louis. C’est une île aux confins du Sénégal. Grande capitale de l’Afrique occidentale au début du XXe siècle, puis capitale du Sénégal et de la Mauritanie, la « Venise africaine », bien que classée au répertoire du patrimoine par l’Unesco depuis l’an 2000, lutte contre le sable, l’étiolement et l’oubli.

[EDITO #51] Le pôle magnétique de l’art n’est plus au nord

Cap sur Lubumbashi et Bamako, en passant par Ouagadougou, sans oublier Buenos Aires… Cet automne, les meilleurs auteurs de Diptyk ont rapporté des histoires d’art contemporain très inspirées de ces villes qui ont accueilli des biennales, nouvelles ou anciennes. Toutes travaillent à reconnecter les artistes des diasporas, qui illustrent un modèle de réussite internationale, avec les scènes locales.

[EDITO #50] Solitude interrompue

Le numéro que vous tenez entre les mains porte des chiffres symboliques : c’est le n°50, qui marque 10 ans d’existence de Diptyk. Qu’avons-nous accompli dans ce clignement d’œil ? Avons-nous accompagné une renaissance ? Révélé des artistes ? Amplifié des événements ? Enlevé des couches d’opacité aux œuvres ? Encouragé des vocations ? Difficile à dire. Une seule certitude : nous avons survécu aux pronostics pessimistes fondés sur l’expérience éphémère des revues culturelles dans notre pays. Durer est un métier. La survie confère autorité.

EDITO 49: L’art, c’est du soft power

Aujourd’hui s’ouvre à Casablanca l’exposition « Prête-moi ton rêve » qui, pendant un an, va parcourir l’Afrique. Dakar, Abidjan, Lagos, Addis-Abeba, Le Cap, pour revenir à Marrakech : Diptyk présente un dossier « coulisses » de la première étape…

EDITO 48: Vagues d’espoir

Comme une force à laquelle il est difficile de résister, ce numéro est traversé de vagues. Il porte les répliques d’ondes venues d’un passé qui