Programmatique, le titre de la dernière exposition de la plasticienne Ahlam Malha Lemseffer, « Zina, au-delà du bleu », évoque l’ambition de travailler d’autres couleurs que ce bleu outre-mer auquel son nom reste parfois associé. Les titres des œuvres, Noir d’azur, Au creux du bleu Outrebleu, expriment paradoxalement cette quête de lumière qui passerait à travers l’exploration de sa propre absence, symbolisée par un noir qui n’est pas sans rappeler, dans son traitement parfois matiériste, celui d’un Soulages. Audacieuse, la scénographie de l’exposition curatée par Ainhoa Vernet propose quelques bas-reliefs sculptés moins convaincants, tant l’abstraction semble demeurer le langage plastique dans lequel l’artiste excelle souvent.
— Ahlam Malha Lemseffer, « Zina, au-delà du bleu », Villa des Arts de Casablanca jusqu’au 30 juin, puis Villa des Arts de Rabat du 15 septembre au 15 novembre 2025